L'EPFL remet les premiers Certificates of Open Studies de Suisse

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Formation continue
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L’EPFL a mis en place un nouveau type de titre académique, le Certificate of Open Studies (COS). Il certifie le suivi de programmes de formation continue ouverts à tous. La première remise de COS s’est déroulée en novembre 2018.

L’EPFL a décerné en novembre 2018 les premiers Certificates of Open Studies (COS) de Suisse. Un titre académique unique certifiant des programmes de formation continue ouverts à tous, sans diplôme prérequis. A l’occasion de la remise de ces premiers COS, Pierre Vandergheynst, vice-président de l’éducation a relevé, «cette cérémonie représente une étape clé. Je peux vous affirmer que nous avons dû nous battre pour la mise en place du COS, car au départ personne n’y croyait et il y a eu beaucoup de résistance. Mais l’éducation ne s’arrête jamais.» Pierre Vandergheynst a décerné ces diplômes aux côtés de Marcel Salathé et de Laura Downhower, respectivement directeur académique et directrice exécutive de l’EPFL Extension School, qui ont ardemment défendu la mise en place de ce titre. «Nous sommes en train de vivre un moment historique», a relevé Marcel Salathé.

L’EPFL Extension School propose deux programmes certifiants, Applied Data Science: Machine Learning et Web Application Development. Les cours sont donnés en ligne mais chaque apprenant bénéficie d’un suivi personnalisé et peut demander une interaction vidéo avec son formateur. Pour obtenir le COS, l’apprenant doit notamment créer et défendre un projet personnel d’envergure démontrant qu’il a acquis toutes les connaissances requises.

«C’est vraiment très intense, mais c’est un avantage d’avoir au terme de la formation un diplôme reconnu par l’EPFL.»

«Dans le domaine numérique tout va très vite, et il faut régulièrement se mettre à jour, j’ai l’habitude d’apprendre par moi-même mais en ce qui concerne le Machine learning, il y a des notions que je n’arrivais pas à appréhender, c’est pourquoi j’ai décidé de suivre un cours en ligne. J’ai choisi un programme de l’EPFL en raison de la proximité.» Électronicien de formation et actuellement développeur IOS/Web, Germain Hugon, père de deux jeunes enfants a terminé le programme en huit mois, en parallèle à son job. «Cela demande beaucoup d’implication, c’est un programme exigeant, je crois que tout le monde est soulagé que j’aie terminé», sourit-il. Il n’a jamais suivi de formation universitaire et il est très heureux d’avoir un classieux certificat rouge EPFL.

Des profils variés

Agé de 21 ans, Valentin Kaelin fait aussi partie des étudiants qui ont obtenu un COS de l’EPFL, sans avoir de titre universitaire. «J’avais trois mois de libre avant d’effectuer mon service civil et j’étais intéressé par le développement web, le programme est vraiment bien conçu avec beaucoup d’exercices. Et puis grâce à ce certificat, je vais pouvoir inscrire cette formation sur mon CV.» Encourager l’acquisition de connaissances numériques au sein de la population, mais aussi permettre à des personnes de se perfectionner, de changer d’orientation ou encore de se former en vue de trouver du travail, sont autant d’objectifs de l’EPFL Extension School. Détentrice d’un Bachelor en technologie de l’information, et actuellement mère au foyer, Zuriati Balion est très fière d’avoir obtenu ce COS pour lequel elle a bûché de nombreuses soirées. «Je souhaite me remettre à travailler et j’espère que ce titre m’aidera.»

Parmi la vingtaine d’apprenants à avoir décroché un COS figurent des profils aux parcours de vie et aux âges très divers. Adjoint scientifique d’études cliniques et docteur en ingénierie biomédicale, Philippe Terrier est un féru de formation continue. Alors lorsqu’il a vu que l’EPFL offrait une certification, il a sauté sur l’occasion. «C’est vraiment très intense, mais c’est un avantage d’avoir au terme de la formation un diplôme reconnu par l’EPFL.» Un avis largement partagé, surtout que le COS donne également droit à 15 crédits ects. Médecin de formation, qui a dû se reconvertir suite à un accident, Daniel Müller est devenu un pro de l’informatique. Il a développé un programme permettant d’anticiper la production d’énergie solaire en fonction des prévisions météo. «Ca marche, je l’utilise avec ma propre installation. Certains exercices et projets m’ont donné du fil à retordre, mais l’important c’est d’apprendre et je compte bien suivre les programmes suivants.» En 2019, l’EPFL Extension School proposera un nouveau programme, Applied Data Science: Communication and Visualization.

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